Si vous ne pouvez pas aller au théâtre ce soir, pas de panique… Le théâtre est aussi là, tout près, juste à côté. Ouvrez les yeux, la pièce va commencer !

"La vie est une pièce de théâtre: ce qui compte, ce n'est pas qu'elle dure longtemps, mais qu'elle soit bien jouée."

Sénèque
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''Un artiste n'est pas un ouvier du divertissement qui compte ses heures, il se consume au feu de sa passion.''

Bartabas
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« Une pièce de théâtre, c’est quelqu’un. C’est une voix qui parle, c’est un esprit qui éclaire, c’est une conscience qui avertit ».

Victor Hugo, extrait de Faits et croyances
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« Le monde entier est un théâtre, et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles. »

William Shakespeare, extrait de Comme il vous plaira

mercredi 21 octobre 2009

"L'avaar" - Marc de Corte - Alexandra 5A


Cette reprise de la célèbre pièce de Molière est excellente de sa manière d’être jouée, de la reprise humoristique d’une famille dont le père est avare. Le problème linguistique de la Belgique est clairement exprimé ainsi que les mariages blancs et les problèmes familiaux. Cela dit, la manière de le dire et de faire passer les messages changeaient toute la façon de voir les choses.


Les personnages maniaient avec habileté les « marionnettes » ou « squelettes », la comédie était extrêmement bien jouée avec des acteurs hauts en couleurs. Ce spectacle familial avait tout pour plaire autant aux petits qu’aux grands. Rien n’était joué au tragique, même les thèmes plus « sombres » étaient joués de manière humoristique.


Le décor était fort bien réalisé. Assez simple, il faisait tout son effet avec les entrées et les sorties agitées de la famille un peu folle. Le coffre fort et son système pour s’agrandir ou se rétrécir en fonction de la somme était une très bonne façon d’illustrer le thème.
La durée de la pièce, 65 minutes, était juste le temps qu’il fallait pour passer du bon temps dans une ambiance familiale entre tout type de générations.


Étonnement, le fait qu’il y a du néerlandais dans la pièce ne m’a pas dérangé. C’est bien la première fois que j’aime quelque chose qui vient de Flandre.
C’est une pièce à aller voir absolument, en famille ou entre amis. Malgré la tournure enfantine on s’y plait vraiment !

Alexandra 5A

jeudi 8 octobre 2009

"Si demain vous déplait" Armel Roussel - Cocktail de révolution et de réflexion - C. Goffart


Les portes de la grande salle du théâtre de la place s’ouvrent : contrôle des tickets, un acteur sur la scène crie dans un mégaphone le nom de chacun au grand étonnement de tout le monde !
Les lumières s’éteignent, les acteurs montent en scène. Le spectacle commence...
« Si demain vous déplaît.. », pièce faisant partie du festival Emulation, fera vagabonder l’esprit dans une société révolutionnaire, qu’est tout simplement notre monde contemporain.
Les yeux du spectateur ne cesseront d’être illuminés grâce à cette représentation plus qu’originale et révolutionnaire!

Tout d’abord, c’est un spectacle d’une beauté telle un feu d’artifices du premier janvier.
En effet, cette pièce était variée par sa musique, ses accessoires et son ambiance. On aurait dit qu’il y avait deux hémisphères : le premier très calme avec une phrase répétitive : « Papaaaaa, c’est quoi le capitalisme ? » Un bruit de fond imitant le chant des oiseaux, des fleurs dans les mains de chacun, ainsi que des accessoires fondamentaux. C’est très reposant.
Le deuxième hémisphère commence par l’écroulement du mur servant de décor. Cela peut nous faire penser à la chute du mur de Berlin ou encore aux tours jumelles du World Trade Center. La musique bouge, tout le monde danse, un Dj est perché au fond de la scène. Apparaissent alors des affiches de propagande servant à se révolter contre la société actuelle ainsi que des petits avions en papier, jetés au public. Beaucoup de jeux de lumière vont représenter les diverses émotions des personnages. Ambiance assurée !

Ensuite, chaque valeur correspond à un personnage nous permettant de se retourner les méninges.
Sur la scène, il y a au total dix rôles avec une personnalité tout à fait différente les unes des autres : L’écolo, le sportif, la scientifique, la religieuse, l’homosexuel, l’immigrée, le père dépassé par les demandes de son fils, la mère surprotectrice, la solitaire en mal d’amour et l’adolescent curieux. Toute interprétation possède une valeur. Nous découvrirons alors comme thèmes : l’amour, la mort, la tristesse, l’imbécilité, la connaissance, le bonheur, la grâce, la paix, le besoin d’un monde meilleur, le capitalisme et encore l’amour. Le spectateur trouvera donc quelqu’un à qui il pourra facilement s’identifier.
Cette pièce essaye de proposer un exercice de réflexion au spectateur en le divertissant et l’amusant. Son but premier n’est pas de faire rire, mais plutôt de nous faire réfléchir. Comment peut-on définir des sentiments ?

Enfin, le nombril du spectacle est le désespoir d’un adolescent bien trop curieux.
Tout enfant se pose des questions. Mais les réponses ne sont jamais bien complexes. Ici, c’est le contraire, les interrogations et les réfutations sont épineuses !
Au final, ces objections peuvent être fondamentales dans la vie d’un individu :
Pourquoi avons-nous besoin de croire en quelque chose ? Pourquoi faut-il faire des enfants ? Pourquoi ce sont les personnes qui font les plus sales boulots qui sont les moins bien payés ? Pourquoi tous ces pourquoi... ?

Bref, « Si demain vous déplaît.. » est une parfaite révolution contre ce monde déchaîné. Armel Roussel a su réinventer un théâtre bouleversant avec des jeux de lumière et de sons ainsi qu’avec des accessoires irréprochablement sélectionnés mais surtout inédits. Il a très bien réussi à allier réflexion et divertissement d’une manière subtile et délicate. Mais au final, qu’est-ce que le bonheur ? Que sont la grâce, la félicité ? Que serait notre monde, débarrassé de la honte et de la culpabilité ? A vous d’aller trouver les réponses dance ce cocktail de révolution et de réflexion...

"Si demain vous déplait" Armel Roussel - Hé bien moi, il ne me plait pas ce demain!!! - M. Simon


Une explosion de joie, de bonheur, de couleurs. Des personnages déjantés que nous offre cette pièce absolument époustouflante. Des réflexions sur ce qu’est la vie, l’existence et la place que nous avons dedans, sur les valeurs que la vie peut apporter si nous savons les recevoir, et bien sur plein de questions que se posent les gens et que les personnages disent tout haut.

J’ai vraiment adoré cette pièce et je peux dire que je me suis un peu retrouvé dans l’adolescent, qui est à la recherche de sens. Je pense que les personnages étaient un peu caricaturés mais ça ne gâchait en rien la pièce.


A quelques reprises, des rires que l’on lançait de bon cœur. Ca m’a changé les idées pour cette soirée, surtout qu’à la base je n’étais absolument pas motivée pour sortir. Mais je ne regrette pas du tout, loin de là. Je pense que ces réflexions ont permis de commencer à comprendre l’homme car elle met en valeur les questionnements qu’il se pose.

Un tout grand bravo à ces acteurs qui ont tout donné sur scène !!

mardi 6 octobre 2009

"Si Demain Vous Déplaît" Armel Roussel - "Je pense donc je suis" - P. Devillers

Être un adolescent... ce n'est pas simple tout les jours ! On se met à réfléchir sur nous, le monde qui nous entoure, on commence à juger, à vouloir se faire entendre, mais on y arrive pas, on est sur de rien et de tout en même temps... On réfléchit, on cogite, on veux trouver des réponses aux questions existencielles ! Mais nous n'y arrivons pas ! Voici le théme de la pièce de théatre de « Si demain vous déplaît » mis en scéne par Armel Roussel : un jeune s'interroge sur lui et le monde qui l'entoure.


Le décors se prêtais vraiment bien à la pièce : une pièce entourée de mur avec quelques objets , trois chaises et une table. Plusieurs acteurs qui représentent la pensée en mouvement du jeune, pensée qui se répercutent dans son esprit symbolisé par les murs. La piéce était très intérrésante et n'ennuyais pas du moment qu'on trouve un quelconque interet dans le sujet présenté.


Tout ne nous est pas livré sur un plateau, le metteur en scéne compte sur « l'aide » du public pour comprendre la pièce, en effet, le spectateur doit réfléchir et être attentif pour comprendre la pièce. On ne nous dit pas clairement ce qu'on doit comprendre, à nous d'en retirer le message qu'on veux, de l'interpreter et de se l'appliquer. Un point négatif qu'on peu néanmoins retirer est que certais passages s'étirais en longueure pour ne pas dire grand chose et bien souvent répeter la même chose, cela pouvait ennuyer le spectateur...


La salle est un facteur important pour qu'un message passe bien, le théatre de la place est doté d'une salle confortable mais sans plus, sans trop d'espace entre les rangées, cela peux d'ailleurs être un ennui si la personne assise derrière vous posséde une taille de basketeur et a des jambes de giraffe et qu'il essaye de s'asseoir confortablement tout en retirant sa veste et la remettant plusieurs fois... Bref, exepté ces gênes occasionelles qui peuvent se produire la salle se prête bien pour la piéce car il est assis difficile de s'endormir même si lors de la représentation à laquelle j'ai assisté une personne a réuissi cet exploit, le fêtant à coups de puissant ronflements. La salle permet donc, normalement, au spectateur de concentrer son attention sur la scéne et le jeu des acteurs.


Les acteurs avaient une maitrise parfaite d'eux-même et de leur texte, il avait le jeu qui collait à la pièce, ils savaient quoi faire, comment agir pour faire passer leur message. On voyait bien qu'on avait affaire à des professionels et non à des amateurs. Aucun acteur n'a rigolé ou perdu le controle de lui même durant la représentation, cela n'a donc en aucun cas gêné le bon déroulement de la piéce.


Cette pièce était donc en général très bonne avec seulement quelques points négatifs mais qu'on oublie dans l'ensembles grâce à la qualité du reste. Certains n'on pas aimé du au « déshabillement » de certains ou à cause de la seconde partie et l'esprit « révolutionnaire » du jeune mais cette pièce est une bonne représentation de ce qui se déroule chez les jeunes de notre âge... Peut-étre qu'avec ceci, nous comprendrons mieu les adolescents ou peut-étre encore moins... Qui sais ?


Pierre Devillers.

jeudi 4 juin 2009

Billet sur le blog par Alix Sepulchre

Le théâtre, en voilà une affaire! Lorsque nous étions en 5ème, nous avons dû nous pencher sur cet art dans le cadre de notre cours d'arts d'expression. Il faut avouer qu'au début, on ne s'attendait absolument pas à voir, à découvrir des pièces de ce genre: des pîèces de danse contemporaine, difficiles à comprendre, des monologues sur une drôle de bête, la reprise d'un livre puissance dix (très dur, très sombre, très violent dans les couleurs, les flash)... Sans oublier les salles. On s'attendait à un théâtre ''comme dans les films'', si on peut dire ainsi, mais il est arrivé qu'on se retrouve dans un église. On a trouvé que les endroits modifiaient notre perception de la pièce: dans un endroit où l'on a froid, où on est mal assis, on ne sait pas profiter à fond de la pièce, mais ça reste une bonne expérience. Et maintenant, on sait que le théâtre peut se jouer partout.
Dorénavant, après deux ans de théâtre, certains vont poursuivre dans cette voie, d'autres en ont eu assez, mais en garde un beau souvenir, et retourneront très certainement, histoire de se rappeler sa rhétorique.
Alix Sepulchre

jeudi 5 février 2009

"Chants d'adieu" (d'O. Hirata, par O. Hirata et L. Gutmann), critique: Savoir dire adieu par Perrine Thonon




Cette pièce demande à ce que l’on s’habitue à l’écriture délicate, presque inaudible, d’une humanité bouleversante. Car cette pièce représente tout simplement la vie, son bruit, sa complexité, son ironie, sa subtilité et sa brutalité. L’auteur, Oriza Hirata, a un sens de l’humour désarmant pour traiter ce que cette vie a de tragique. Il ne traduit les profondeurs de l’âme que par des mots banals, des phrases laissées en suspens. Les personnages, quant à eux, sont traités avec beaucoup de pitié, mais de façon inexorable.

L’écriture de l’auteur pourrait ressembler à une partition musicale, qui nous donne envie d’expérimenter d’une façon détournée. Il y a une apparence de vie, sur scène, que les personnages dégagent pour combler la froideur de la mort, apparence de vie car c’est une vie presque musicale, presque dansante pour les asiatiques.

C’est dans un séjour traditionnel japonais que tout se passe. On sait, parce que les personnages le disent à plusieurs reprises, que le corps de la morte - Marie, une Française - repose dans la pièce d’à côté, mais jamais on ne le voit. Sa famille et la famille japonaise, le temps de la pièce, rester dans le séjour. Anne, l’amie française de Marie qui vit au Japon depuis déjà quelques années, sert un peu de lien entre les deux familles, les deux cultures bien distinctes. Les deux familles ont du mal l’une avec l’autre, mais elles sont pleine de bonne volonté, et peuvent se comprendre, car elles vivent un même deuil. Mais il y a un fossé, ce décalage entre les deux cultures qui, trop souvent, se fait cruellement ressentir, mais qui, à certains moments, peut nous faire rire. Même quand intervient - et l’on ne s’y attend pas le moins du monde - l’ex-mari de Marie, le seul vrai élément de conflit dans la pièce, on peut également le prendre à la rigolade. Quoi qu’il en soit, même si le sujet de la pièce est grave, triste, important, qu’il peut nous laisser un peu d’émotion, cette pièce pourrait pratiquement être une comédie, où les différences flagrantes sont causes d’hilarité.

On aurait presque l’impression d’assister à la veillée funèbre, tant on se sent proche de la douleur - même de ceux qui tentent de la cacher - des membres des deux familles, même si il faut un temps d’adaptation pour rentrer dedans. Alors, ensuite, on peut se laisser aller par la pièce et les émotions que l’on en ressent. Après la pièce, évidemment, on n’en ressort pas indifférent, mais avec le cœur un peu serrée d’une douleur qui pourrait bien nous arriver, car tout le monde peut perdre, tout d’un coup, une fille, une sœur, une femme, une amie…

Et puis il y a cette incompréhension, parfois, des Japonais. Ils parlent entre eux, on se sent un peu à part, tout comme la famille française de Marie. On se sent exclu, surtout lorsque, parfois, personne ne prend la peine de traduire. C’est alors dans ces moments-là que l’on se rend bien compte que c’est toute une culture, une langue différente, que l’on n’est pas chez soi, et même très loin de là. On ne comprend pas, on s’interroge, et puis on oublie notre sentiment d’exclusion dès que la conversation reprend le français.

Enfin, cette pièce, d’une extrême délicatesse à presque musicale, peut en enchanter plus d’un. Une pièce poignante, à sortir de la salle avec le cœur serrée d’une douleur peut-être partagée, ou en prévision d’une quelconque douleur future. Peu d’actions, mais beaucoup de mots, de silences éloquents. Un peu de rejet, bien vite oublié, mais un sentiment de tristesse commun, que ce soit du côté japonais ou français. En bref, un spectacle à ne pas rater.

lundi 2 février 2009

"Chants d’adieu" (d'O. Hirata, par O.Hirata et L. Gutmann), critique: Pour un adieu forcé

Marie est morte. Elle était française et vivait au Japon, mariée à un Japonais. Réunis ce soir à Tokyo autour de son corps, chacun de ses proches pleure « sa » Marie : une fille, une mère, une épouse, une sœur, une amie… Français et Japonais font de leur mieux pour dialoguer, car parler permet, sinon de se comprendre, du moins de tenir les larmes à distance. Mais on est maladroit quand on est triste et la conversation creuse bien des malentendus. A la confrontation à la mort s’ajoute celle à la culture de l’autre. Le dépaysement est grand, pour les Français comme pour les Japonais. La souffrance face à la mort d’un proche est sans doute le plus petit dénominateur commun de l’humanité, mais nous l’exprimons tous de façons si variées, semble nous dire Oriza Hirata, que, loin de nous unir, cette souffrance nous divise. Nulle noirceur pourtant dans ce constat, tant ces incompréhensions débouchent souvent dans « Chants d’adieu » sur le rire. Et si c’était par lui, finalement, qu’un dialogue pouvait s’amorcer ? Avec ce spectacle, Laurent Gutmann et Oriza Hirata se retrouvent autour d’une « comédie » qui réunit des acteurs français et japonais. L’occasion d’une tragi-comique confrontation de cultures.

Tout d’abord, Oriza Hirita connaît la recette majeure pour réussir une pièce comme celle-ci : prendre 3-4 français décalés, mais modernes, qui viennent aux funérailles de leur sœur, fille, aimant de tous les côtés ; Et 3-4 vrais japonais pour mettre bien au parfum le spectateur, et votre pièce peut alors jouer sur énormément de choses présente dans chaque culture/ Pour la langue ils parlent chacun avec sa propre langue ce qui fait que les français ne comprennent pas du tout ce qu’ils se disent ce qui est pareil pour les japonais.

Ensuite, l’ambiance est assez familiale. On se serait cru dans un aquarium où vous ne pouvez voir personnes et où tout le monde peut vous voir. Les spectateurs observaient les scènes en faisant partie de la scène, des sentiments,…

De plus, la musique était assez prenante, le soir on entendait des feuilles, des grillons, le vent,… La journée une petite musique assez agréable toujours dans le style japonais. Les lumières étaient au début toujours allumées et petit à petit se sont tamisées, ce qui a permis un certain apaisement sur scène.

Les personnages sont assez décalés, assez sur les nerfs. Il y en à même qui arrivent à se disputer pour telle ou telle chose. Le frère est sur les nerfs tandis que le mari reste plus ou moins calme. Mais c’est ce qui fait de cette pièce l’humour. Car le sujet étant un sujet malheureux qui peut nous arriver devient une plaisance, un discours de personnes tristes tout en s’entendant bien.

En conclusion, cette pièce m’a agréablement surprise même si son sujet principal ne plaisait pas énormément j’ai peu rire en le savourant. La culture chinoise est très prononcée sur ses morts, sa gaieté ne me déplait pas, ni d’ailleurs sa simplicité.