Si vous ne pouvez pas aller au théâtre ce soir, pas de panique… Le théâtre est aussi là, tout près, juste à côté. Ouvrez les yeux, la pièce va commencer !

"La vie est une pièce de théâtre: ce qui compte, ce n'est pas qu'elle dure longtemps, mais qu'elle soit bien jouée."

Sénèque
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''Un artiste n'est pas un ouvier du divertissement qui compte ses heures, il se consume au feu de sa passion.''

Bartabas
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« Une pièce de théâtre, c’est quelqu’un. C’est une voix qui parle, c’est un esprit qui éclaire, c’est une conscience qui avertit ».

Victor Hugo, extrait de Faits et croyances
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« Le monde entier est un théâtre, et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles. »

William Shakespeare, extrait de Comme il vous plaira

mardi 15 décembre 2009

" Singular sensation " Yasmeen Godder - Singular Innovation - E. Lenzke


C’est un spectacle à la fois troublant et original que nous propose Yasmeen Godder, chorégraphe israélienne, avec sa dernière création Singular Sensation. Cette représentation de danse contemporaine a remporté un énorme succès auprès des spectateurs qui se sont rendus au B9 de St-Luc pour assister au spectacle.

J’ai été surprise en voyant ce spectacle car je n’avais jamais rien vu de semblable. Mais surprise ne rime pas toujours avec «conquise ». Tout au long du spectacle, je suis troublée par les déhanchements des corps, les rires frénétiques, et par cette musique expérimentale qui me met dans un état de mal à l’aise intense. J’ai d’un coté envie que tout s’arrête, de me retrouver dans le calme mais d’un autre coté j’ai envie de voir sur quoi tous ses mouvements vont déboucher.
Je ressens face à ses corps en quête de plaisir une émotion que je n’ai jamais ressentie lors d’un spectacle : de la nervosité.

Une fois la représentation finie, je suis satisfaite d’avoir découvert un genre différent, le contemporain, néanmoins il faut s’accrocher pour cerner ce que la danse veut exprimer.. " La danse n'a plus rien à ranconter: elle a beaucoup a dire!" (Maurice Béjart)

samedi 28 novembre 2009

"La Dame de chez Maxim" Georges Feydeau - Mieux qu'un anti-dépresseur - P. Devillers


« Allez donc ! C'est pas mon père ! » Voilà la phrase qui nous reste en tête après avoir assisté à la pièce « La dame de chez Maxim ». J'avais rarement autant ri ! Le spectacle durait peut-être 3h30 mais je veux bien passer plus souvent autant de temps à rire de la sorte ! Je pense bien que si quelqu'un qui avait envie d'en finir avec la vie était allé voir cette œuvre elle lui aurait fait passer toute idée de suicide ! Les comédiens jouaient à la perfection et n'ont pas craqué un seul instant ! Les scènes cocasses et plus drôles les unes que les autres s'enchaînaient, on croyait avoir tout vu, mais non, on nous faisait rire de plus belle ! Il y avait peu de décors mais le plus important était le jeu des comédiens. Le public participait également quelque peu par de petit cris, des encouragements, une chanson reprise en chœur,... Tout le monde était pris au jeu ! Il y avait bien longtemps que je n'avais plus assisté à une pièce de théâtre aussi fantastique ! A la fin, on sentait qu'on avait eu la bonne dose de « remonte-moral » qu'il nous fallait. Tout le monde est sorti du théâtre en riant et de bonne humeur. Ce spectacle serait parfait à voir entre un examen de français et un autre de math pour redonner aux élèves le goût à la vie ! C'était tout simplement un délice pour les zygomatiques !

Pierre Devillers.

jeudi 19 novembre 2009

Singular sensation: arrêtez la torture!


Singular Sensation :arrêtez la torture !

Singular Sensation est le nouveau spectacle de danse contemporaine de Yasmeen Godder. Avec cette dernière création, Yasmeen Godder frôle toujours la théâtralité et regarde notre monde hyper médiatisé du point de vue d’une jeunesse narcissique, en quête permanente de plaisir. Point de vue dont on se passerait bien tout comme ce spectacle mais bon cela reste une opinion personnelle…

Premièrement, nous devons noter que la salle n’aidait aucunement à accrocher au spectacle. La chaleur oppressait le spectateur. On se croyait dans un sauna, cela explique peut-être les tenues plus que légères des acteurs. De plus, les sièges étaient loin d’être confortables !

Pour moi, la musique était affreuse. On peut même se demander si on pouvait parler de musique. Pour ma part, j ai été agressé pendant plus d’une heure par des sons stridents et violents. La migraine n’était pas loin !

Ce spectacle a réussi à me chambouler les thèmes étaient confus : la sexualité trop libérée des acteurs et les jeux enfantins avec la nourriture…Avec Singular sensation, il ne faut pas être étonné de ne rien comprendre mais il faut plutôt se laisser emporter par cet enfer et espérer que cela passe…

Pour conclure, Singular Sensation est un spectacle éprouvant pour le spectateur mais également pour les acteurs qui se donnent à fond, à cause d’une mise en scène complètement torturée. Pour terminer, ce spectacle est un bouquet de mauvaises sensations pour les non aguerris de danse contemporaine !

Masset Benoit 6d

mercredi 11 novembre 2009

"Singular sensation'' Yasmeen Godder - Ca vous laissera comme un goût en bouche... - M. Simon


Un torrent de musiques qui grince, qui assourdit, qui nous rend mal à l’aise. Nous sommes à Saint Luc et nous avons l’impression d’être dans une cuisine où les chefs-coq font tinter leurs casseroles !

Et pourtant, les danseurs donnent tout leur possible sur scène. Ils jouent le jeu à fond, un jeu tantôt tantrique, tantôt violent, tantôt sauvage. Une avalanche de sentiments qui déferlent vers les spectateurs.
Il s’agit d’une œuvre qui parle de la quête perpétuelle de plaisir chez la jeunesse, qui tourne très souvent mal. Elle parle aussi de viol, de la position de force de l’homme dans le sexe, de l’homosexualité « pour essayer »…
Les valeurs véhiculées sont positives pour cette jeunesse que Yasmeen Godder voit décadente. La chorégraphe dit que tout n’est pas perdu, il y a toujours une quête d’authenticité que chacun peut accomplir, si nous y mettons du nôtre. A partir du moment où elle aboutit, on ne vit plus dans un monde superficiel et vendu.

Et j’ai vraiment aimé ce côté « on peut suivre ce qui se passe», que je n’avais pas senti lors de mon premier spectacle de danse contemporaine.
C’est notamment parce que cette fois-ci je suis partie dans l’optique de « je ne dois pas comprendre, mais ressentir ». Et ça aide vraiment !
Lors de la première pièce, j’avais vraiment l’impression que les danseurs étaient des asticots atteints de crise d’épilepsie. Maintenant, j’arrive à m’ouvrir à une autre forme d’art, et je ne me dis plus « et on dit que CA c’est de l’art ?! »
Hé bien oui, ceci peut être de l’art. Il suffit de pouvoir sortir de l’académisme et des tutus pour se dire que les valeurs sont porteuses et qu’elles peuvent nous atteindre si nous ne sommes pas fermés.

En conclusion, soyez « open », laissez-vous aller à la danse et elle vous envahira, elle et ses valeurs.
Ne soyez pas académique, ne partez pas défaitiste, et tout ira bien !

mercredi 4 novembre 2009

"Apollonia'' Krystof Warlikowski - Comment perdre 4 heures de son temps : Mode d’emploi !!! - J. Bats

Si vous n’avez rien de prévu un vendredi soir, j’ai un bon plan pour vous. Mais ne soyez pas trop enthousiaste, ce n’est pas pour vous amuser mais plutôt pour perdre votre temps. Première étape, aller jusqu’au théâtre de la Place en fin d’après midi et acheter une ou plusieurs places pour aller voir le spectacle « Apollonia ». J’étais pourtant assez motivé pour assister à cette pièce qui, d’après plusieurs critiques, semblait grandiose. Grandiose par ses infrastructures, peut-être ! Mais je ne vois pas en quoi d’autre.
La pièce était en polonais. Des sous-titres étaient annoncés et bien présent mais très mal situés par rapport à l’endroit où le jeu se passait. Les metteurs en scène les avaient placé dans le coin supérieur gauche tandis que le jeu se passait souvent du côté droit ou tout en bas (nous étions placés de manière à voir le spectacle en contre plongée).
Il n’y avait aucun fil conducteur. Du moins, je ne l’ai pas perçu. Il y avait plusieurs histoires entre mêlées et donc je n’ai pas su, à cause du problème de la langue, suivre et comprendre. Les personnages, eux, changeaient constamment. Il y a même eu, à un moment, un homme marocain sorti de nulle part, qui nous a fait une sorte de strip-tease avec ses attributs peint de couleur bleu électrique. Que venait-il faire là ? Je n’en n’ai aucune idée. La durée de l’entièreté de la pièce devait normalement durée 3h45 mais une fois arrivée sur place et ayant le prospectus de la représentation en main, je me suis rendu compte qu’en fait, elle allait durée 4h30. Tellement déçue et énervée du déroulement de cette soirée, j’ai préféré m’en aller à l’entracte plutôt que me forcer à regarder la fin.
Quel désastre, quelle perte de temps… quel enfer durant des heures.

mercredi 21 octobre 2009

"L'avaar" - Marc de Corte - Alexandra 5A


Cette reprise de la célèbre pièce de Molière est excellente de sa manière d’être jouée, de la reprise humoristique d’une famille dont le père est avare. Le problème linguistique de la Belgique est clairement exprimé ainsi que les mariages blancs et les problèmes familiaux. Cela dit, la manière de le dire et de faire passer les messages changeaient toute la façon de voir les choses.


Les personnages maniaient avec habileté les « marionnettes » ou « squelettes », la comédie était extrêmement bien jouée avec des acteurs hauts en couleurs. Ce spectacle familial avait tout pour plaire autant aux petits qu’aux grands. Rien n’était joué au tragique, même les thèmes plus « sombres » étaient joués de manière humoristique.


Le décor était fort bien réalisé. Assez simple, il faisait tout son effet avec les entrées et les sorties agitées de la famille un peu folle. Le coffre fort et son système pour s’agrandir ou se rétrécir en fonction de la somme était une très bonne façon d’illustrer le thème.
La durée de la pièce, 65 minutes, était juste le temps qu’il fallait pour passer du bon temps dans une ambiance familiale entre tout type de générations.


Étonnement, le fait qu’il y a du néerlandais dans la pièce ne m’a pas dérangé. C’est bien la première fois que j’aime quelque chose qui vient de Flandre.
C’est une pièce à aller voir absolument, en famille ou entre amis. Malgré la tournure enfantine on s’y plait vraiment !

Alexandra 5A

jeudi 8 octobre 2009

"Si demain vous déplait" Armel Roussel - Cocktail de révolution et de réflexion - C. Goffart


Les portes de la grande salle du théâtre de la place s’ouvrent : contrôle des tickets, un acteur sur la scène crie dans un mégaphone le nom de chacun au grand étonnement de tout le monde !
Les lumières s’éteignent, les acteurs montent en scène. Le spectacle commence...
« Si demain vous déplaît.. », pièce faisant partie du festival Emulation, fera vagabonder l’esprit dans une société révolutionnaire, qu’est tout simplement notre monde contemporain.
Les yeux du spectateur ne cesseront d’être illuminés grâce à cette représentation plus qu’originale et révolutionnaire!

Tout d’abord, c’est un spectacle d’une beauté telle un feu d’artifices du premier janvier.
En effet, cette pièce était variée par sa musique, ses accessoires et son ambiance. On aurait dit qu’il y avait deux hémisphères : le premier très calme avec une phrase répétitive : « Papaaaaa, c’est quoi le capitalisme ? » Un bruit de fond imitant le chant des oiseaux, des fleurs dans les mains de chacun, ainsi que des accessoires fondamentaux. C’est très reposant.
Le deuxième hémisphère commence par l’écroulement du mur servant de décor. Cela peut nous faire penser à la chute du mur de Berlin ou encore aux tours jumelles du World Trade Center. La musique bouge, tout le monde danse, un Dj est perché au fond de la scène. Apparaissent alors des affiches de propagande servant à se révolter contre la société actuelle ainsi que des petits avions en papier, jetés au public. Beaucoup de jeux de lumière vont représenter les diverses émotions des personnages. Ambiance assurée !

Ensuite, chaque valeur correspond à un personnage nous permettant de se retourner les méninges.
Sur la scène, il y a au total dix rôles avec une personnalité tout à fait différente les unes des autres : L’écolo, le sportif, la scientifique, la religieuse, l’homosexuel, l’immigrée, le père dépassé par les demandes de son fils, la mère surprotectrice, la solitaire en mal d’amour et l’adolescent curieux. Toute interprétation possède une valeur. Nous découvrirons alors comme thèmes : l’amour, la mort, la tristesse, l’imbécilité, la connaissance, le bonheur, la grâce, la paix, le besoin d’un monde meilleur, le capitalisme et encore l’amour. Le spectateur trouvera donc quelqu’un à qui il pourra facilement s’identifier.
Cette pièce essaye de proposer un exercice de réflexion au spectateur en le divertissant et l’amusant. Son but premier n’est pas de faire rire, mais plutôt de nous faire réfléchir. Comment peut-on définir des sentiments ?

Enfin, le nombril du spectacle est le désespoir d’un adolescent bien trop curieux.
Tout enfant se pose des questions. Mais les réponses ne sont jamais bien complexes. Ici, c’est le contraire, les interrogations et les réfutations sont épineuses !
Au final, ces objections peuvent être fondamentales dans la vie d’un individu :
Pourquoi avons-nous besoin de croire en quelque chose ? Pourquoi faut-il faire des enfants ? Pourquoi ce sont les personnes qui font les plus sales boulots qui sont les moins bien payés ? Pourquoi tous ces pourquoi... ?

Bref, « Si demain vous déplaît.. » est une parfaite révolution contre ce monde déchaîné. Armel Roussel a su réinventer un théâtre bouleversant avec des jeux de lumière et de sons ainsi qu’avec des accessoires irréprochablement sélectionnés mais surtout inédits. Il a très bien réussi à allier réflexion et divertissement d’une manière subtile et délicate. Mais au final, qu’est-ce que le bonheur ? Que sont la grâce, la félicité ? Que serait notre monde, débarrassé de la honte et de la culpabilité ? A vous d’aller trouver les réponses dance ce cocktail de révolution et de réflexion...